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« J’ai changé de métier à 57 ans » – le formateur

Après quarante ans de carrière en tant qu’assistante, Mauricette Langrognat relève un dernier défi : devenir conseillère en gestion vie. À la retraite, elle a préféré la découverte d’un métier.

«Je dois être un peu kamikaze ! » Mauricette Langrognat n’est pas du genre à fanfaronner. Mais elle n’est pas peu fière du défi qu’elle vient de relever : changer de métier à 57 ans. Après quarante ans de secrétariat, elle est devenue conseillère en gestion vie.

Retour en arrière. Mauricette débute à 17 ans en tant que sténodactylo. Quarante ans plus tard, après vingt-huit ans au sein du groupe Axa, elle est assistante de direction au service des relations avec les délégations des Dom-Tom. « J’ai toujours aimé ce métier de contact. Je n’aurais jamais imaginé en changer. » Oui, mais voilà : en 2003, son service est décentralisé dans le Sud-Est. Pour rester en région parisienne, Mauricette Langrognat doit trouver une nouvelle affectation au sein du groupe. « Je me suis tournée vers le service des ressources humaines. On m’a alors demandé si je souhaitais poursuivre ma carrière dans le secrétariat ou si j’étais prête à évoluer vers un centre de service et d’expertise client. » Le groupe Axa a en effet engagé, en novembre 2003, un programme de mobilité interne baptisé Cap métiers. L’enjeu : redéployer les ressources internes pour renforcer le front-office. « Je suis consciente que le secrétariat est une activité en voie de disparition. Quitte à changer de poste, autant le faire maintenant et se tourner vers un métier d’avenir ! » Voilà comment Mauricette décide de devenir conseillère en gestion vie. « Les produits vie sont plus complexes que l’IARD. Mais tous mes postes précédents avaient été très orientés vie. C’est pourquoi j’ai préféré rester dans cette branche. »

Gonflée à bloc, elle commence le 5 janvier 2004, au centre d’expertise client traitant les dossiers des agents généraux de Normandie et de Bretagne. Son parcours de formation est alors lancé : une alternance de théorie (produits et outil informatique) et d’expérimentation sur le terrain, auprès de ses nouveaux collègues et de sa tutrice. « Je ne suis pas encore totalement opérationnelle, avoue-t-elle. Je ne répondrai directement aux clients que quand je maîtriserai parfaitement tous les produits. Cela me semble indispensable pour préserver l’image du groupe. » Pour l’heure, elle préfère gérer la partie administrative des dossiers que ses collègues lui transmettent. « Mais je traite des dossiers de plus en plus complexes ! » L’ancienne secrétaire est bel et bien devenue conseillère en gestion vie. « Je garde de très bons souvenirs de mon ancien métier, mais je n’éprouve aucune nostalgie. Je préfère aller de l’avant. » Enthousiaste et curieuse de nature, elle a le sentiment d’avoir fait un joli pied de nez à sa fin de carrière : « On ne pourra pas dire que je me suis sclérosée… »

Le sourire de Mauricette Langrognat ne cache toutefois pas les difficultés de cette mutation : « Au début, j’étais complètement perdue ! Ensuite, à mesure que j’avançais dans la découverte des produits techniques, j’avais l’impression que je n’en verrais jamais le bout. J’ai dû apprendre tant de choses à la fois, passer de l’informatique à la technique produit, intégrer les évolutions fiscales et juridiques… » Elle avoue être passée par des phases douloureuses, se demandant si elle ne s’était pas trompée de voie : « Au fond de moi, je savais que j’avais toujours la possibilité de revenir à mon ancien métier. Mais je ne l’ai jamais réellement envisagé. Car, si l’on ne s’investit pas totalement dans cette démarche de mobilité, elle est vouée à l’échec. Il faut être positive et déterminée. »

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