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Avec son Lab’Or, l’Onisep parie sur un croisement des défis de l’orientation

Le laboratoire d’innovation publique sur l’orientation, lancé par l’Onisep en février 2021, doit permettre à tous les acteurs de l’orientation, dont les familles des jeunes et différents champs de recherche, de se rencontrer. Entretien avec Frédérique Alexandre-Bailly, directrice générale de l’Onisep.

Provoquer le croisement des défis de l’orientation. C’est, poussé à l’extrême, le résumé du Lab’Or. Ce laboratoire d’innovation publique sur l’orientation a été lancé par l’Onisep début février 2021. L’établissement public dédié à l’information des familles sur les formations, les métiers et les secteurs professionnels a créé cet espace « physique et virtuel » pour « faire émerger des pratiques, des dispositifs et des outils innovants, au bénéfice de l’aide à l’orientation des jeunes ».

Concrètement, explique la directrice générale de l’établissement, Frédérique Alexandre-Bailly, il s’agit de faire se rencontrer des acteurs très divers qui échangent peu, voire pas du tout d’ordinaire. À commencer par toutes celles et tous ceux qui participent à l’orientation d’un jeune. C’est-à-dire sa famille, ses enseignants et les spécialistes de l’orientation ou d’un secteur d’activité qui sont à même de lui délivrer de l’information sur le ou les domaines qui l’intéressent.

Répondre au défi « fondamental » de l’orientation

Rapprocher ces points de vue n’est pas anodin. Cela conduit, selon la directrice générale, au défi « fondamental » de l’orientation. Entre l’épanouissement du jeune, cherchant la voie nécessaire pour devenir celui qu’il souhaite être, et l’adéquation entre formation et emploi, les choix ne sont pas toujours évidents. « Ramené à l’échelle institutionnelle, il s’agit d’une rencontre entre le monde de la formation et celui de l’emploi », appuie-t-elle. Parmi les acteurs invités au Lab’Or se trouvent donc des partenaires institutionnels, des partenaires privés (branches professionnelles, entreprises, start-up…) comme des associations œuvrant pour l’égalité des chances. Les onze opérateurs de compétences (Opco) ont, notamment, répondu présents. Faire se rencontrer tout ce monde réclame « un peu d’innovation », avance Frédérique Alexandre-Bailly. En réalité, la créativité est vivement convoquée. « Il s’agit de trouver le bon rythme et les bons outils pour que tout le monde puisse s’exprimer et partager », précise-t-elle.

Une première séquence vecteur de confirmation

Une première séquence s’est tenue le 9 février 2021 sur la thématique « Orientation et compétences ». L’Onisep y a présenté son projet de référentiel de compétences à s’orienter tout au long de la vie tandis que les Opco ont pu faire remonter les attentes des employeurs dans le champ des relations sociales et relationnelles. L’établissement public veut notamment s’assurer que tous les Opco mettent les mêmes choses derrière les concepts de compétences. Frédérique Alexandre-Bailly est sortie de cette séquence convaincue de l’utilité du Lab’Or. « J’ai plutôt reçu la confirmation de l’intérêt de cet endroit pour se rencontrer et construire à plusieurs une vision partagée et des outils. » Cela bien que le laboratoire, imaginé originellement dans un lieu physique, a dû être transposé sur la Toile, imposant de revoir ses ateliers. « C’est un premier enseignement que d’en avoir été capables ! », se félicite la directrice générale.

Le Lab’Or doit avancer en marchant. Aucun calendrier précis n’est encore arrêté pour la suite et sa feuille de route reste à affiner. « Pour l’instant nous testons le fonctionnement, nous lançons des séquences pour observer comment elles prennent. Puis nous regarderons comment nous doter d’objectifs plus opérationnels », informe Frédérique Alexandre-Bailly. Les partenaires du Lab’Or apparaissent pourtant déjà nombreux. Ils comptent l’Université de Paris (pour travailler à l’élaboration du référentiel de compétences), le centre de recherche sur le travail et le développement du Conservatoire national des arts et métiers, ou encore France Télévisions (afin de réfléchir à l’utilisation de l’image en orientation), pour n’en citer que quelques-uns.

À savoir, l’Onisep entend aussi utiliser en interne son laboratoire d’innovation publique sur l’orientation. « Nous voulons incuber, entre guillemets, des projets d’innovation qui nous sont propres, par exemple sur l’utilisation de tel ou tel outil d’intelligence artificielle », présente la directrice générale. Ce sera là encore un lieu de rencontre, cette fois entre les différentes directions de l’établissement.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le numéro d’Inffo formation daté du 1er au 14 avril.


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