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“Virages” : Murielle, infirmière, décide de changer de métier pour continuer à prendre soin !

Maxime Coton est le réalisateur du court-métrage “Prendre soin” et le coordinateur artistique de la websérie documentaire “Virages” diffusée sur le compte instagram de la webcreation. Dans “Prendre soin”, il dresse le portrait touchant de Murielle, infirmière depuis 30 ans. La pandémie est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Puisqu’on l’empêche de prendre soin des gens, elle trouve une façon de s’engager autrement.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de concevoir ce projet ?

J’avais envie de transformer la situation que nous subissions toutes et tous (et plus spécifiquement aussi en tant que cinéastes) pour aller à la rencontre d’inconnus, de personnes que le bouleversement intérieur généré par le confinement avait poussé à agir.

J’avais moi-même envie de retrouver de la puissance d’agir en m’appropriant les contraintes de l’appel à projets (celle du Web, du format et de la série) pour proposer un parti pris simple, mais déroutant : ” et si nous retournions notre caméra et nous filmions directement pour Smartphone ? “

J’avais également envie de donner leur chance à des cinéastes tout juste diplômés, en leur proposant de réaliser chacun.e un.e épisode. Le moteur de notre démarche commune a été une question : ” peut-on infléchir une démarche de documentaire de création au langage du Web ? “

Pourquoi avoir choisi de faire le portrait de Muriel ?

Je cherchais une infirmière qui aurait changé de métier après le premier confinement, car ce profil était concomitant à l’intuition de départ : la démarche documentaire que je voulais déployer et qui aborderait la situation Covid devait s’inscrire en faux par rapport au récit médiatique. Pour moi, le nerf central de ce récit, c’était l’héroïsation du corps médical et son corollaire, le passage sous silence du manque de moyens des hôpitaux.

En décidant de quitter son métier d’infirmière qu’elle avait exercé pendant de nombreuses années, Murielle incarnait ce paradoxe : changer de métier pour pouvoir continuer à prendre soin.

Pour moi, le nerf central de ce récit, c’était l’héroïsation du corps médical et son corollaire, le passage sous silence du manque de moyens des hôpitaux.

Ton meilleur souvenir lors de la réalisation du projet ?

Les moments d’atelier entre cinéastes, en amont du tournage. Et puis aussi la session d’enregistrement de la musique originale de Tom Bourgeois !

Et toi, est-ce que tu as déjà fait un virage dans ta vie ?

À chaque fois que j’aborde un nouveau projet cinématographique, j’essaie de convoquer ce qu’à défaut d’autre chose, j’appellerai le regard du débutant : être perméable à ce qui m’entoure afin de trouver la forme la plus juste pour en rendre compte.

 

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